Série ARES 7: Série ARES 7 : Andreas Rüdisüli – Une pensée militaire romande. Ein Gegenentwurf zum preussischen Militarismus ? [Une réaction au militarisme prussien]

Andreas Rüdisüli, ARES 7 – Une pensée militaire romande (en allemand uniquement)

Éditions HIER UND JETZT, Zurich 2024


ISBN : 978-3-03919-577-0


Nombre de pages : 326


Illustrations : 12


Format : 16,5 x 24 cm, broché


La version open source n’est pas encore disponible.


Depuis la constitution d’une armée fédérale, celle-ci a régulièrement été au cœur de différentes disputes internes, de nature doctrinale, sociétale, organisationnelle, stratégique, opérative ou de choix d’équipement. Les différents camps, les lignes de fracture variaient d’un cas à l’autre. Mais le système de milice a fait que souvent ces disputes ont débordé dans le domaine public. C’est une de celles-ci qu’aborde ce livre.

En pleine Première Guerre mondiale, une affaire d’espionnage a failli déchirer la Suisse le long de la frontière linguistique entre l’allemand et le français. Dans le cadre de ce qu’on a appelé « l’affaire des colonels », deux officiers suisses alémaniques ont été accusés d’avoir transmis sans autorisation des informations à l’Empire allemand.

Pendant des mois, la presse romande a donc réclamé des mesures radicales – non seulement à l’encontre des officiers supérieurs inculpés, mais aussi pour l’armée, voire pour les dirigeants politiques du pays. C’est là le point de départ de l’étude d’Andreas Rüdisüli, qui replace cette affaire dans le contexte du débat entre les élites germanophones et francophones en Suisse.

Non seulement le rôle de l’armée a fait l’objet de débats, mais la place des minorités nationales au sein de l’État commun a également fait l’objet d’intenses discussions. Des personalités issus du corps des officiers romands ont largement influencé ce débat. Rüdisüli examine également pour la première fois dans quelle mesure l’idée largement répandue d’une Suisse déchirée à cette époque était réellement justifiée.