Opinions
Les douleurs de l’enfantement d’une nation
Une guerre civile en novembre 1847 a uni la Suisse, même le long des frontières linguistiques. Alémaniques et Romands se sont battus au coude à coude dans les deux camps. La guerre du Sonderbund, qui a débuté le 3 novembre 1847 et s'est terminée dès le 29 novembre par la victoire des cantons libéraux sur le "Sonderbund" catholique et conservateur, est une page glorieuse de l'histoire suisse : Elle a tout de même fait environ 150 morts et 400 blessés (les chiffres définitifs font l'objet d'un débat). Cela représente un bilan typiquement helvétique ; ce n'est pas pour rien que l'historien américain Joachim Remak a qualifié cette mini-guerre - en référence à la guerre de sécession américaine - de "A Very Civil War", une "guerre civile très civilisée". Mais pour notre pays, vanté comme une démocratie de concordance, il est tout de même un peu gênant de constater que le processus de "nation building" ne s'est pas non plus déroulé sans guerre
Dufour et la fortification permanente
Le général Guillaume Henri Dufour (1797 – 1875) est un personnage marquant de la Suisse durant la première moitié du 19ème siècle. Outre son rôle déterminant dans la guerre du Sonderbund, il a conduit des travaux remarquables de cartographie et de fortification, tout comme il s’est engagé pour l’instruction de l’armée et pour la création du Comité international de la Croix-Rouge. Il fut également un auteur prolifique ; mais qui a lu récemment l’un ou l’autre de ses ouvrages ?
Hubert Foerster – Schweizer Emigranten-Regimenter 1799 – 1801
Seit vielen Jahren beschäftigt sich unser ehemaliges Vorstandsmitglied Hubert Foerster mit den Schweizer «Emigranten-Regimentern», die nach 1798 entstanden sind. Sie wurden meist mit englischem Geld im Kampf gegen die Napoleonischen Armeen angeworben und dienten für die Aufrechterhaltung der legitimistischen Staats- und Gesellschaftsverhältnisse. Nach der Aufhebung der französischen und sardisch-piemontesischen Fremdenregimenter entstand ein erhebliches Potential von arbeitslosen Söldnern, die sich in die meist nur kurze Zeit bestehenden Regimenter anwerben liessen. Das wohl bekannteste Emigranten-Regiment warb der Glarner Niklaus von Bachmann an, der von 1756 bis 1792 und 1815 in bourbonischen Diensten stand und 1815 von der Tagsatzung noch zum eidgenössischen General gewählt wurde.
Les pertes humaines de la guerre franco-prussienne de 1870
Dans la «Revue historique des armées (n°294)» consacrée aux pertes humaines en temps de guerre, le professeur Nicolas Dujin, agrégé et docteur en histoire, rappelle que «les pertes sont un objet essentiel pour l’histoire militaire. Les comptabiliser est une nécessité pour évaluer l’ampleur d’une victoire ou d’une défaite, en dégager les causes une façon de cerner les forces et les faiblesses d’une armée».
Lu dans la «Allgemeine Schweizerische Militärzeitung», Nr. 6 de février 1871
… où l’on ne pratiquait manifestement pas encore la « conduite par objectifs » !
Lu dans la « Revue militaire suisse », N° 5 du 24 février 1871
… où la reconnaissance, les enseignements et les directives se mêlent à une dose de patriotisme et à un brin de paternalisme !
Faut-il renverser Clio de son piédestal ?
Chez les anciens Grecs, Clio était la Muse de l’histoire ; elle chantait le passé des hommes et des cités, en glorifiant leurs hauts-faits. Cette invocation et cette relation exclusive des hauts-faits se sont longuement prolongées, notamment au XIXème siècle avec la montée des nationalismes puis jusqu’à des époques récentes : ce mélange de faits avérés et d’enluminures presque mythologiques donne une vision orientée, partiale et donc partielle de l’histoire d’un pays. Depuis le XXème siècle, on vise à atteindre une meilleure mise en perspective des faits, dans le contexte de l’époque où ils se sont déroulés ; il en ressort une relativisation des soi-disant exploits, une analyse des influences du contexte et une présentation plus objective des conséquences.
OPINION L’Histoire doit accompagner le présent
L’Histoire, c’est la relation, l’analyse, la mise en perspective de faits passés. Elle permet aussi – ou pour le moins devrait permettre – d’aider à comprendre le contexte dans lequel évolue le monde présent. Ce contexte est le résultat d’une cascade de faits et d’événements, avec leurs conséquences. Les faits passés qui doivent nous intéresser sont aussi bien ceux d’hier que d’avant-hier ou d’il y a longtemps. Mais ces cascades (comme les chutes d’eau dans la nature) suivent un cours parfois marqué de soubresauts, si ce n’est l’écoulement irrémédiable du temps (respectivement l’effet de la gravité) ; c’est l’étude de ces changements de cours qui est intéressante.
L’écrivain Daniel de Roulet «enquête»
Le livre a pour thème les événements dramatiques de 1977–1978, appelés «Deutscher Herbst», qui ont commencé le 5 septembre avec l’enlèvement du patron des patrons allemands, Hanns Martin Schleyer. Aussi l’aspirant Rudolf Flükiger disparaît le 16 septembre 1977 lors d’une course de patrouilles sur la place d’armes de Bure. Il se serait suicidé – c’est la thèse officielle – avec une grenade à main près de Grandvillars en France, à une quinzaine de kilomètre de la place d’armes.
AUTREFOIS Lu dans la «Allgemeine Schweizerische Militärzeitung» Juni/Juli 1950
Lu dans la «Allgemeine Schweizerische Militärzeitung», Nr. 6/7 de juin/juillet 1950, page 385 ss. … où l’on devine les prémisses d’une réforme qui ne viendra que beaucoup plus tard !
